04.03.2006

Ton regard accroché à ma mémoire

sous l'ombre pâle de tes yeux
je me tiens assise les genoux repliés
nous tremblons l'un contre l'autre
je vois le temps se déchirer
les heures et les minutes s'enmmèlent bouleversées
les torrents déversent tes demandes muettes
le silence suffoque des angoisses qui hurlent
les berges s'enlisent des derniers souffles...
au coeur de ta pupille un reflet de soie et d'acier
j'y tombe comme aspirée
la chute est d'une profondeur infinie
tu gis au fond englouti
je frôle ta bouche avec mon doigt
d'un petit geste désuet croyant te ranimer...
dans l'énergie de ton désespoir
tu clos tes yeux où naissent des gouttes
cette image si douce est d'une violence trop pudique
à mon tour j'enferme mes yeux mais...
jamais je ne pourrais esquiver ce regard
tatoué dans ma mémoire.
Ton regard.

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