24.03.2006

Presqu'au bord du déluge, ou une envie...

... d'écrire et même pas de thème pas d'idée précise, un peu comme une envie de 'rentrer à la maison'... Odeur de pains grillés et de café au lait, de confiture et beurre demi-sel le vrai l'authentique celui de Bretagne.
Cuisine à tomettes rouge, nappe à carreaux sur la table fermière, pichet de lait moussant et comble du luxe croissants encore chaud!

Les fenêtres s'ouvrent, les moineaux piaillent et annoncent le soleil à l'horizon qui se lève pour une nouvelle journée.

Un coin calme où la prairie en herbe coule autour de la demeure.

Pas de bruit, pas de bousculades ni précipitation... le temps se prend à son rythme et il aime ça!! Les 'j'veux ci et j'veux ça' ; 'j'veux maintenant' ; 'je ramasse à poignée et j'me gave' ; 'je trépigne' tout ça est pendu au corridor!...........

chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut le monde tourne sur son axe.

Les papillons prient les fourmis de continuer oui à vaquer mais de savoir entendre le soleil se coucher, les fleurs invitent les papillons à continuer de voleter de ci de là et les rendre plus belles, les enfants attendent avec l'impatience lié au coeur du petit que la fleur s'épanouisse pour la cueillir, la mère apprend à l'enfant l'attente.
Le bambin s'agace un peu désemparé et lui dit 'mais je veux te l'offrir maintenant! je veux pas attendre, je n'aime pas attendre!' Elle lui explique que couper trop tôt la rose avant même la rosée la fanera en quelques heures. Que l'on doit attendre pour les belles choses, c'est ce qui en fait la force.
Le petit ne dit rien puis quand sa mère s'éloigne il prend la fleur en coupe la tige et la pose sur son coeur, tourbillonne avec, l'enmène à ses jeux, la couche délicatement sur l'herbe le temps d'une balançoire. Il en prend vraiment soin! Mais voilà au moment du goûter il se précipite la ramasser pour l'offrir à sa mère et ne peut que voir consterné sa fleur qui gît là recroquevillée et fanée...

Assis devant sa tasse de café l'homme se remémore ces minutes de son enfance, il compris ce jour là ce que sa mère voulait dire à propos de la patience mais sa fleur fut sacrifiée.

Puis il laisse son regard franchir la fenêtre et s'étendre jusqu'aux confins du monde et même plus loin, et il voit la terre qui tourne tourne à son rythme d'une course effrénée.
Oh il en a marre de ces mouvements sans feux rouges ni stop et il aimerait bien que la patience tombe comme une ondée puis en trombe et recouvre les hauts plateaux, d'ailleurs quelques gouttes commencent à crever les gros nuages noirs qui arrivent sur le flanc du soleil...

Mais à ce moment l'arc-en-ciel lui fait un clin d'oeil 'allons soit patient!'

Et l'homme sourit.

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