27.03.2006
L'Attente
attente recroquevillée parfois
entre la hauteur et la profondeur
imbibée fragrance espoir de soi
en zeste d'apesanteur

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L'Amour
Quand les marchands de rêves désertent les Etals
Et que les places s'enrhument à l'indifférence
Moi je m'assied,
L'âme encore frémissante
Quand les rues se piétinent inlassablement le bitume en miroir
Que les sages ne siègent plus aux portes des villes
Moi je m'agenouille,
Les paumes toujours brûlantes de promesses
Lorsque les pensées s'embrument volées par l'impuissance
Que les coupes se remplissent contaminées par la désinvolture
Moi je déplie l'échine,
Mon coeur se tatouant Lion en crinière
Puis quand la nuit à genoux devant moi se pause
A l'offrande d'un souffle
Moi je me lève,
L'Amour en grain fluidifiant mes veines

14:40 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.03.2006
Attrappe!
j'attrappe les minutes
en un geste suspendu
la main en poing
les cache au fond de ma poche
je vogue sur l'au céans
pour une vague d'écume
qui s'allonge...
happée par chaque nuage qui se reflète
l'endors du paradis blanc
lou'anges à la harpe
le temps bat à sa mesure
la course se freine au virage du petit chemin
le champ de blé s'étale
au regard de la main le rouge s'ensemence
de la citadelle à la lisière il se répand
les coquelicots s'éveillent
et m'éclaboussent
à la nimbe de la lune
le loup en silhouette se profile
il n'hurle pas il hume
ses oreilles bien droites
puis j'ouvre ma paume
relache les zestes
et les souffle vers la main de l'un
...s'éclipsent tels des papillons de nuits
j'en souris à pleine bouche
19:10 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Presqu'au bord du déluge, ou une envie...
... d'écrire et même pas de thème pas d'idée précise, un peu comme une envie de 'rentrer à la maison'... Odeur de pains grillés et de café au lait, de confiture et beurre demi-sel le vrai l'authentique celui de Bretagne.
Cuisine à tomettes rouge, nappe à carreaux sur la table fermière, pichet de lait moussant et comble du luxe croissants encore chaud!
Les fenêtres s'ouvrent, les moineaux piaillent et annoncent le soleil à l'horizon qui se lève pour une nouvelle journée.
Un coin calme où la prairie en herbe coule autour de la demeure.
Pas de bruit, pas de bousculades ni précipitation... le temps se prend à son rythme et il aime ça!! Les 'j'veux ci et j'veux ça' ; 'j'veux maintenant' ; 'je ramasse à poignée et j'me gave' ; 'je trépigne' tout ça est pendu au corridor!...........
chuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut le monde tourne sur son axe.
Les papillons prient les fourmis de continuer oui à vaquer mais de savoir entendre le soleil se coucher, les fleurs invitent les papillons à continuer de voleter de ci de là et les rendre plus belles, les enfants attendent avec l'impatience lié au coeur du petit que la fleur s'épanouisse pour la cueillir, la mère apprend à l'enfant l'attente.
Le bambin s'agace un peu désemparé et lui dit 'mais je veux te l'offrir maintenant! je veux pas attendre, je n'aime pas attendre!' Elle lui explique que couper trop tôt la rose avant même la rosée la fanera en quelques heures. Que l'on doit attendre pour les belles choses, c'est ce qui en fait la force.
Le petit ne dit rien puis quand sa mère s'éloigne il prend la fleur en coupe la tige et la pose sur son coeur, tourbillonne avec, l'enmène à ses jeux, la couche délicatement sur l'herbe le temps d'une balançoire. Il en prend vraiment soin! Mais voilà au moment du goûter il se précipite la ramasser pour l'offrir à sa mère et ne peut que voir consterné sa fleur qui gît là recroquevillée et fanée...
Assis devant sa tasse de café l'homme se remémore ces minutes de son enfance, il compris ce jour là ce que sa mère voulait dire à propos de la patience mais sa fleur fut sacrifiée.
Puis il laisse son regard franchir la fenêtre et s'étendre jusqu'aux confins du monde et même plus loin, et il voit la terre qui tourne tourne à son rythme d'une course effrénée.
Oh il en a marre de ces mouvements sans feux rouges ni stop et il aimerait bien que la patience tombe comme une ondée puis en trombe et recouvre les hauts plateaux, d'ailleurs quelques gouttes commencent à crever les gros nuages noirs qui arrivent sur le flanc du soleil...
Mais à ce moment l'arc-en-ciel lui fait un clin d'oeil 'allons soit patient!'
Et l'homme sourit.
19:05 Publié dans nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le mangeur de mûres, inspiré par 'le vagabond'
Comme toujours, bien avant les premières morsures de l’aube, le vagabond était réveillé.
'Et si la terre était un immense terrain vague?' pensait-il perdu dans ses pensées. En effet cette fois il ne s'était pas enfui à la suite des dernières ombres du petit matin qui se volatilisaient sous les premières caresses du soleil.
Allongé dans l'herbe tendre, la voûte berçant ses yeux il restait là en farniente. Son corps semblait se fondre dans chaque brin. Il se sentait léger.
Ses pensées doucement dodelinaient dans une béance sans portes ni fenêtres, lorsque soudain une petite voix l'interpella "tu fais quoi?" Il se redressa à demi, surpris et distingua une petite silhouette se tenant là debout entre lui et la lumière de cette aube engourdie.
Cet enfant semblant surgir de nul part le mit mal à l'aise, il grommela "et toi que fais tu là? Ne sais tu pas qu'il est mal poli de déranger les grandes personnes!"
- ah pourquoi?
- pourquoi, pourquoi... parce que vous les enfants vous posez toujours des questions. Et c'est agaçant à la fin!
- ah?...." Le gamin semblait songeur, dansant d'un pied sur l'autre.
Le vagabond fit un petit geste de la main vers lui comme lorsque l'on veut faire s'envoler un pigeon. Il voulait le geste ferme mais cela ressemblait plus à une caresse avortée.
Il ressemblait extérieurement à l'image qu'il voulait donner, un grognon. Mais à l'intérieur se déroulait un tapis de soie... Seulement il ne voulait plus la filer!
-"allez rentre chez toi, allez ouste!"
Le marmot ne semblait pas plus ébranlé que ça.
-"dis pourquoi tu dors dans l'herbe?
- oh mais vas tu finir avec tes questions à la fin!
- c'est toi le mangeur de mûres?"
Le vagabond qui s'était rallongé en lui tournant le dos se releva agacé.
- "mais qu'est ce que tu racontes?
- oui maman a dit dans la cuisine hier "tiens je l'ai vu il cueillait des mûres..."
- a qui ta mère disait ça!" répondit le vagabond sur un ton qu'il aurait voulu plus strict.
- "ben à ma soeur tiens!
- à ta soeur à ta soeur!" cette fois il balaya l'air de sa main comme voulant chasser des mouches.
- "bon mon petit bonhomme tu commences à m'enm... là! Dégage de là maintenant ça suffit, j'ai pas besoin que ta famille parle de moi, et d'ailleurs pourquoi t'es venu me dire ça!"
- ben voilà comme maman avait l'air de dire que tu aimais les mûres, ben j'ai pensé que..."
Le gamin semblait hésiter, une de ses mains dans le dos, puis il avança et déposa quelque chose à côté de la main de l'homme...
Le vagabond regarda et vit un pot de confitures d'un rouge sombre, il releva les yeux et croisa le regard du petit qui semblait franchir les frontières de l'inaccessible.
- j'ai pensé que tu aimerais goûter de la confiture de framboises. c'est maman qui la fait elle est très bonne tu sais..." en même temps qu'il parlait sa bouche s'écarquillait en un sourire tout blanc avec un petit trou vers la droite.
Le silence se mit à murmurer...
Puis le gosse sorti autre chose de sous sa veste et cette fois il posa la petite chose dans la main du vagabond, lorsque celui-ci trempa son regard dans sa paume il y vit un petit ours portant un bandana rouge au cou et l'air d'avoir un peu vécu. Il allait ouvrir la bouche lorsque le mioche lui dit d'un air sérieux :
- "pose pas de questions! Les adultes posent toujours trop de questions! Tu sais une fois en fait j'étais avec maman lorsque tu cueillais les mûres et ma tête elle m'a dit que tu étais seul et que même si parfois tu dis des gros mots aux gens qui te regardent ton coeur lui il s'enrhume"
Le vagabond commençait à avoir du mal à respirer comme si une colombe glissait entre ses poumons.
Le gamin repris :
- "alors j'ai pris max c'était mon ours quand j'étais petit, mais je suis grand maintenant! Et je te le donne ainsi tu auras un ami et tu sais max comprend tout, il me serrait contre lui lorsque la nuit je faisais des cauchemars de l'ombre..."
Puis l'enfant se retourna et commença à marcher...
Le vagabond tout ému comme un ciel de pluie le rappella d'une voix enrouée "eh petit tu pars déjà?"
- "oui je pars car tu vas bientôt pleurer, et cela me rendra triste."
puis il lui fit un petit signe et disparu sautillant dans les dernières brumes, entre le gros buisson et la lumière jaillissante du soleil qui insistait sur tout ce qu'il pouvait atteindre.
Ne serait-ce le pot de confitures et le nounours ayant l'air de le scruter, le vagabond aurait pu penser à un mirage. il se réétendit sur le dos dans l'herbe tendre et murmura à l'oreille de la peluche : "et si la terre était un immense terrain vague n'attendant que l'ondée pour faire germer son ventre?"...
19:00 Publié dans nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elan de souffle
à pieds nus sur la fosse mortuaire
le souffle en ouate construit sa vie d'hier
sans édifier la pierre de la bâtisse
mais l'ébauche d'une création de sons..
..en frémissent
..au creux résonnent et font vibrer sa harpe
notes en vol de plume effleurent les étoiles
tombe de la voûte une pluie de pétales
d'une main tendue l'oubli les attrappe
..en accordéon
18:55 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2006
L'enfant~mer
il se déverse à l'écume
sur le flon-flon des marées
caresse chaque rive
au nacre des vagues
il berce ses mains
chantonnent les dernières brumes
au crépuscule d'un ciel orangé
lui embarque à la dérive
en soupirs divaguent
il soulève le pan de demain
17:05 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.03.2006
L'Etranger ou le rêve des quatres saisons ~duo~
Adieu Etranger. Un instant j’ai su tes veines.
Nous sommes-nous croisés en une ville enfouie
Qui d’un sourire au coin des axes nous enchaîne
Au détour d’un café aimé par les yeux gris
Du bitume encore dur d’espoir qui le borde.
La silhouette entre avec ses chers plis de labeur
La vaste tasse de chocolat chaud déborde
Ses brumes de sucre réchauffent le rêveur
Venu là reposer ses semelles d’Hiver.
Peut-être était-ce là, au renouveau du temps
Rencontré en un parc, incroyablement vous
Gravant de vos regards emplis d’éclairs latents
Les écorces fraîches arborant les bourgeon fous
Les oiseaux striant vos pas de chants incertains.
Moi, assis sur un banc gravé de doux je t’aime
Je me calme le cœur devant mille témoins
Et votre silhouette émue, chercheur de gemmes
Flairant bon les échos d’un éternel Printemps.
Hé, non ! il faisait dur comme dans les déserts
J’oubliais le sable sertissant d’or vos mains
Déclinées par le mat d’une chaleur d’enfer
Je revois vos paumes tournées vers le matin
Et votre peau sombre dérive sur la dune.
Votre chair se languit, marine nostalgique
Dont les soupirs voguent vers une froide lune
Menant de leur danse mon sommeil sur la crique
Mes pupilles étalées aux gouffres de l’Eté.
Enfin je me souviens ! il ventait simplement
Quelques feuilles mortes sur le sentier roussi
Quelques foulées proches, vous erriez lentement
Au travers végétal las de mélancolie
De la forêt de Fontainebleau ou d’ailleurs.
Je crois que je sifflais accroché aux vestiges
Des rochers lourds un air qu’en triste amateur
Vous chérissiez et puis pleuriez dans un vertige
La Nature infinie vous montant de l’Automne
Non ?
Adieu Etranger. Un songe j’ai su tes veines.
Tes veines éparpillées aux quatre saisons…
Cloud.
~~~~~~
[je n'arrive pas à me détacher des 'brumes'
les 'éclairs latents' les 'bourgeons fous' un 'banc gravé de doux je t'aime' votre 'silhouette émue' les 'soupirs voguent' vous 'erriez lentement'...
Toutes ces mots comme des effleurements, des esquisses... frôler mais ne pas vraiment rentrer dans la danse...
quelque part ces mots me sonnent doux, et si l'ébauche était ce qu'il y a de plus reposant pour l'âme...(?).... et si l'amour fou, les sentiments à nus, la passion sans frein si tout celà vidait notre essence intérieure? et si... si ensuite lorsque tombait l'euphorie (car hélas elle finie tjrs par retomber) l'on se retrouvait comme une coquille d'escargot... vide...(?)....
si je brûlais d'une quelconque passion, exaltation, envoûtement... je devrais me taire.... je crois... si un jour...
tenir les frissons au mors...(?)...]
wldp.~
~~~~~~
Le doux flocon perce ma chair, Hiver
Les baies vagabondes bercent le Printemps
L'astre d'or séche les éclairs, Eté
Les vieilles écorces me versent d' Automne
Et l'étranger d'un seul regard, Ephémère
Sait tenir les frissons au mors, Bride
M'effleurer des gouffres amères, Eternité
Je combat l'angoisse de ce
Combat quotidien, de ces lasses
Boucles d'invisibles migraines
Martelant mes tripes et mon âme.
Avec de la douceur, poésie...
Oui, oui, repose donc mon âme
Tue moi à petits feux , charme!
Cloud.
~~~~~
alors d'un geste il tire les saisons
le ruban se tend s'ondule
confettis en noir et blanc
versent en pluie sur les mèches de cheveux
le silence s'y emberlificote
l'on entend leur chute lente
hiver
les chemins crissent sous les pieds
de ces craquantes feuilles dorées
les arbres se dénudent pudiquement
pour offrir le goût d'une renaissance
deux saisons plus loin
automne
les Buddleias se recouvrent de papillons
les arômes fraises et framboises se répandent
le grand luminaire s'impose et envahit l'azur
les fontaines s'élèvent en folie
été
les branches enfantent leurs bourgeons
qui bientôt s'ouvriront fiers et neufs
les moineaux piaillent de droite et gauche
l'aube s'aggrandie
le crépuscule s'attarde
la nature remonte à l'apogée
printemps
du ruban il se couvre les yeux
et puise la sève de la Vie
wldp.
~~~~~~
Je ne me souviens plus très bien,
Est-ce son sourire fondant la givre?
Ou n'est-ce qu'un timide rayon de soleil?
Hé! dis-moi, voila un trou de mémoire,
Est-ce son esprit qui renaît les arbres?
Ou n'est-ce que le vent neuf dans les branches?
Cela reste flou , cela reste vague,
Est-ce sa prière en la voûte sèche?
Ou n'est-ce qu'un murmure d'oasis?
Je ne sais plus, satané Alzeimher,
Est-ce son coeur qui bat les feuilles d'automne?
Ou n'est-ce que souffle des bois roussis?
Alors, quel est ce frottement d'âme, hein?
Les voiles de son être étranger, non?
Le ruban contournant ses cernes, quoi?
Le frôlement du tourbillon de Vie,
Ses pas l'emmènent, tranquille, vers la
Sève originelle, ancrage des dieux?
Cloud.~
~~~~~
il ou elle ne s'en souvient
ne sait parfois sa structure
son ébauche
l'esprit y est
mais le coeur par à coups hoquète
l'oasis s'enmirage
la bouche sèche
et les paumes elles
n'aspirent qu'à la liberté
mais sont liées en entrave de fil d'acier
le ruban coule des yeux
ils voient le désert qui s'avance en rampant
et lécher ses pieds
hissé par la sève
aspiré par les fonds
étiraillé
prie pour retrouver la cécité
les saisons défilent
délavées elles ruissellent
les feuilles mouillées ne craquent plus
comment se rappeller des saisons?
réanimer vite l'hiver
pour que renaisse un printemps
avant que l'été
n'ensevelise encore l'automne
comment adhérer à nouveau les yeux au ruban
lorsque les mains sont enchainées?
les cernes ne peuvent se blottir
l'âme frotte contre la peau et crisse
le tourbillon de la vie boit son être étranger
les voiles tendues à craquer
le maintiennent en constant équilibre
à la péri-féerie
il faut allonger le ruban
avant qu'il ne s'enfuit
mais où sont les brumes de sucre qui réchauffent le rêveur
se sont-elles estompées?...
wldp.~
~~~~~
Je ne t'ai pas dis?
Mon étranger est un peu magicien,
Il glisse des chaînes
D'un claquement de rêve,
Quand un spectateur se présente seulement.
Un spectateur attentif juste ce qu'il faut,
Pour le remarquer dans la lune
Pour suspendre une étincelle ou deux
D'unicité dans ses yeux,
Pour le voiler un instant hors de la masse,
Tu sais, comme si il était un outre îlien
Bien loin des siens...
Mais l'instant d'après (après que t'ai perçu ce qu'il y a de divin dans les humains)
T'as compris son tour, à cet illusioniste bancal,
Alors c'est plus pareil,
Comme un gosse qu'à compris un tour de cartes,
Qui le fit gamberger toute sa petite vie,
Tu le vois grotesque menteur.
Rien de magique dans la vie?
Enfin quand même, comme après le tour de cartes démonté,
Tu te dis ptêtre bien que la vraie magie
C'est qu'il ai réussi à te faire rêver un peu (ici rêver la vie)
Au détour d'un voile qu'il a placé sur tes cils curieux...
C'était pas grand chose, hein?
Juste un peu de Temps véritable volé...
Un vol à la tire d'un 'je-ne-sais-quoi'
Aux parfum de Terre et de coeur
De Coeur de terrien.
T'es rien
Alors
Tu sais, comme les enfants,
Qui volent à tire d'aile
Vers le vrai but,
le but ultime,
celui qu'on ne peut définir!
Ba voilà, juste une seconde , à nouveau...
Tu sais ce que tu cherches!
Cloud.~
~~~~~
non tu ne m'as pas dit!
ben non...
et nest ce pas le pire
lorsque tu sais ce que tu cherches
mais devinant l'innaccessible!... ?
ton étranger glisse des chaines
d'un claquement de rêve...
raconte à mon être étrange comment l'on songe....
ses volutes bleutées ne frôlent plus la soie
des éclats de rires ne peuvent y glisser
pourquoi?
ton magicien le sait?
j'aime le vol à la tire
c'est léger ça vole!
mais mon coeur n'est pas terrien
il n'est qu'un arôme d'antan
pourtant j'veux qu'on me vole mon temps!
qu'on me le réclame se l'approprie
que dans les yeux à l'un j'existe
je sois
les enfants volent à tire d'ailes vraiment?
montre moi
j'ai cru qu'il fallut aller à tire flanc...
j'm'en suis rappée mon costume je crois
il faut habiller le petit
je suis l'outre-îlien loin des siens
mais je m'en voile la face
à la lueur des éteint c'elle...
un doigt sur la bouche en un chut
je coche à l'ultime but
démonté comme un chateau de cartes qui s'écroule
et le remonter comme un chapiteau
pour que les clowns encore embrasent le cercle...?
mes cils clignent, la lumière ébouit
c'est un pas grand chose
un presque rien
c'est un enfant aérien
je crois que j'ai rencontré ton étranger
au travers la foule j'ai cru le voir me regarder
wldp.~
~~~~~~
Il avait la démarche simple du passant
les souliers martelaient la chaussée
d'un rythme régulier
et ses paumes cachées du soleil.
Tu l'as croisé, oui
tu le croises tous les jours
il ne porte pas l'âge sur ses sourcils
il ne renferme aucune divinité en son âme
il n'a aucune contrée tatouée sur sa peau.
Il est la Seconde
qui passe
Il est l'Instant
du partage primitif
Il est le Regard
des humains
Il est le prêtre
de la découverte totale
Il est le Passager
d'un navire éternellement sans terres débusquées.
Etranger, vagabond, voyageur, outre-îlien, passant, âme errante, bien des noms
en toutes sociétés.
en fait, il est l'image de ton humanité,
briévement mis en relief...
oui, tu le vois tous les jours.
il sort du métro, a moins qu'il n'y entre.
il marche dans la rue piétonne, a moins qu'il ne s'y perde.
Hé!
L'éclair de vos regards entrechoqués.
Tu as tout compris du monde.
Puis,
...
cloud
~~~~~
je me souviens
à la rue de l'ancre
mi' pieds tonnent
j'ai entendu le bruit du filin contre le mât
la masse houleuse continuait à déambuler
comme à la dérive
je leur ai montré le navire du doigt
et Sa silhouette sur le pont
il n'ont vu ni le navire ni le doigt
j'ai haussé les épaules
j'ai pris Magellan en otage au pas sage
j'ai hissé les voiles
j'ai laissé la barre me guider
j'ai franchi la mer des rues et des avenues
j'ai bu à la conque des paumes!
à la corne de brume
j'interpelle la foule sourde
le vaisseau s'ébranle devant leurs yeux aveugles
je lance des cordages à leurs mains recroquevillées
j'envoie des canots aux hommes qui préfèrent se noyer
je suis perplexe
qui sont ces naufragés?
qu'est devenu le voyageur? L'étranger qui navigue?
mais qui se laisse toujours tenter à l'asile d'un moment partagé
eux ne voient ni n'entendent
ignorent les gestes de parfums
ne prennent le temps de se doucher sous l'ondée
errent en grains de poussières
tu sais donc que mes pieds longent le métro?
le vagabond y a laissé un oiseau de papier?
je hèle l'homme dont les yeux ne croise que le bitume
j'accoste la fille qui parle à son portable
le regard reste muet
la bouche m'enclose
je leur laisse un sourire en souriant...
j'm'en ancre à bon port
de ma main je tire mon relief le lisse
et je l'apperçois!
il savoure l'invite d'un banc
je m'approche
et demande à voir son épaule
il n'a même pas l'air étonné
il m'attendait
et là oui je sais!
aucun tatouage d'une terre qui contre lui s'arrime
aucune marque ni attache au port
juste des embruns
d'un océan ivre de liberté
qui lèche les pieds des porteurs de rêves
qui écume l'apaisement d'une trêve
le vagabond qui apparaît
disparaît
en une magie veloutée
seuls ceux au regard de soie
peuvent le trouver
car ils possèdent la même magie
à la taverne des affranchis
les voyageurs se marrent
de leur ivresse de La Vie!
j'ai la bouche en moustache de mousse...
wldp
~~~~~~
Je sais voir
la patrie des sans-patries....
Les ports défilent nombreux aux avenues
Les navires m'emmènent
Sur le courant de cette ivresse
La célérité des iris...
Les pirates croulent de macadam
Les pilleurs d'unique vaquent
Au creux de l'épaule leurs ternes aras!
Ces pauvres errent aux breloques
Les évidents des passages veineux
Je les esquive d'azur renouvelé!
Je me poste à la vigie
Je crie les assassins croisés
Du silence d'un regard dévié
J'annonce les contrées heureuses
Où le voyage respire l'ailleurs cotoyé
Je serre l'esprit
De mes camarades étrangers
Je saurais les reconnaitre entre mille!
Mes flibustiers de l'être humain...
Seuls ils savent décroiser mes pas
cloud
~~~~~~
oui tu sais!
à l'île des géants
le vaisseau s'échoue
l'ancre l'arrime aux récifs
la halte gronde
sous les grains du sable brûlant
elle rampe
happe les pieds des voyageurs
le papier se buvarde à fond de cale
les plumes se réenvolent aux ailes des oiseaux
l'encre se répand à la bouche des poulpes
dessimés de tous leurs attributs
les voilà à paumes nues!
à la déshabillade
la forêt doucement se penche
offrant les flancs des majestueux
l'écume s'étale au creux de la crique
mine de rien!
non cela n'est point nécessaire!
les mains des magiciens
n'ont besoin d'artifice
la lisière se met en sentinelles
les vagues rugissent en rempart
conciliabule
le sablier s'écoule...
tous les voyageurs se mettent au garde à l'âme
puis un bourdonnement
une gerbe de perroquets multicolores
s'étale à l'azur en une multitude...
survolent la plage d'est en ouest
la recouvrent en un manteau arc-en-ciel
puis soudain l'envol s'éclate en artifice
se découvre alors le sable
mille mots aux lignes arabesques
en épice de poèmes
les mains nues ont gravés les grains
à la contrée de l'air brut
l'odeur du macadam y est méconnue
mais les mots s'y goûtent
le brouhaha s'étouffe
les mumures se lèvent
...
wldp
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04.03.2006
Ton regard accroché à ma mémoire
sous l'ombre pâle de tes yeux
je me tiens assise les genoux repliés
nous tremblons l'un contre l'autre
je vois le temps se déchirer
les heures et les minutes s'enmmèlent bouleversées
les torrents déversent tes demandes muettes
le silence suffoque des angoisses qui hurlent
les berges s'enlisent des derniers souffles...
au coeur de ta pupille un reflet de soie et d'acier
j'y tombe comme aspirée
la chute est d'une profondeur infinie
tu gis au fond englouti
je frôle ta bouche avec mon doigt
d'un petit geste désuet croyant te ranimer...
dans l'énergie de ton désespoir
tu clos tes yeux où naissent des gouttes
cette image si douce est d'une violence trop pudique
à mon tour j'enferme mes yeux mais...
jamais je ne pourrais esquiver ce regard
tatoué dans ma mémoire.
Ton regard.
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