14.06.2006

Le monde sur un banc ~duo~

C’est drôle, je suis là
Sur un banc, l’un de ces bancs
Où l’on s’enivre des gens
Solitude, que serais-je sans toi ?

vois, regarde le silence, leurs visages effacés
leurs pieds lourds sillonnant l'exil
celui ci tend sa main d'un geste désuet
dis ta solitude éloigne t-elle du péril?


Je ne saurais te dire
Si vraiment ces foules de vies
Qui paissent inconscientes de leur prix
Sont tristesse ou si tristesse est mon cœur qui empire.

de tes rêves plongés aux nuages décroche!
d'un soupçon de soie s'effritent les vestiges
enfuis tes mains au creux de tes poches
oseras tu affronter ton vertige?


Oh ! comme tout est histoire de lâcheté
Mon âme de loup qui refuse un monde,
Soit disant libre, mais qui pleure les simplicités fécondes
Et puis leurs pensées tièdes qui passent sans se soucier…

à la divague s'embrouillent tes songes
pense aux blés qui se courbent au chant de la pluie
coule tes yeux clairs a ton coeur éponge
allons ne sens tu pas battre en toi l’infini ?



C&W.

A voix basse

où que le vent me porte
ne sème mes racines
qu'importe!
ma paume glisse en sourire
à l'Aube de la terre des hommes
tel le berger à la harpe
'me faisant remonter d'une fosse mugissante
puis dressant mes pieds sur un rocher'

ainsi soit ma louange.

07.06.2006

Je

j'arpente là où s'enchante le désir en papier de soie
au risque même de le froisser
simplement c'est fragile le soi,

avec fougue il s'emballe en cris de joie
j'y vagabonde et source
en abonde...

petit grain de sel au creux de ma main
posé au coeur oh'céans
s'étale ainsi la mer, la sienne
ça l'est...

simplement c'est fragile le soi,
ressens au ressac
et l'éperdu au poème

à mon antre au séant
je.

02.06.2006

Quintessence rauque

sur les troncs des arbres je racle
s'accrochent les branches sur ma pelure
à l'antre de ma caverne
s'aorte mon être ridicule
à l'abri du bras de ma mère-Nature
j'ai grandi de travers
créant ironiquement l'amour
en ses racines terriennes
esprit travesti aérien
alors j'me controverse
et me déverse à ma rage
de cet héritier orphelin
ombre d'un azur rassurant
nourri d'herbe et de terre
bercée aux orages et tonnerre
en clair obscur
et je rue à mon entrave,
frappe mon mur de verre
l'asperge de mon encre stérile
de ma rauque quintessence
est là mon indécence.

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