20.07.2006

Et qu'importe

Et cette vague
qui verse et me déverse
me laissant à la dérive
de son courant
s'il m'importe...

ballotée par les flots
d'un vague à larmes
jamais épurées
d'une ~pantelance~
qui ne se pend plus
au ressac continue
et contre lequel je ne lutte plus
aux embruns qui me bruinent
mais qu'importe!

d'un sursaut,
je m'arrache de vos terres désolées
tapant du talon contre le sable
j'arrime à mon pauvre radeau
mes planches de salut
c'est pas l'enfant qui prend la mer
c'est la mère qui prend l'enfant...

écartez moi vos vaisseaux
vos galions et vos galères
laissez moi à mon rafiot
qu'où l'océan m'emporte
je puisse me couler,
quitte à chaque port
imprimer ma dérive
et qu'importe!

si l'encre racle le fond
la page s'empresse de boire
et s'imbibe à la trame
alors qu'importe!

j'en couperai la corde
le vent ne souffle plus
à la voile?...
j'y collerai ma bouche
jusqu'à dernier soupir
ferait du mât mon Capitaine
ah laissez moi!

d'un adieu à vos terres
à pleines poignées laisse couler
entre les doigts,
moi j'prend la mer
comme on prendrait un dernier verre
et qu'importe!

Ecrire un commentaire