18.07.2006

Moi Elle et Je

Dans le ventre de l'univers ; où Je glisse parmi vous
ma matrice halète vers l'étincelle de vie,
ensevelie sous mes entrailles qui rongent,
vos frôlements sont de soie

un passage Je me fraye ; en lignes et en courbes
l'arrache de mes flancs ; ne crie même pas le soupir
vos plumes elles m'effleurent

vers la citadelle endormie ; Elle gémit en vestige poussiéreux
à pont levis grand ouvert ; gronde cependant sourdement
tel une Louve à la truffe humide d'inquiétude

entre la forêt dense profonde ; territoire infranchissable à vos regards
et l'immense plaine dévastée à parcourir sans pair ni île
mon sang quoi!
cogne mon coeur
boum boum boum

l'hésitation s'installe
vos mots me bercent,
,,,
,,
,
J'voulais franchir les océans
gravir les fosses apeurées ; boire l'écume des vagues sous-jacentes

j'voulais des ailes
pour mes yeux papillons
et qu'Elle en moi Je me lève.

***

mon fil de Dédale se tend ; et vrille à se rompre
au bord de me corrompre ; Je le tire, sans les pieds au sol, verticalement
mais la foule me dit funambule.

les clameurs montent
d'applaudissements exaspérants
ils en oublient que L'artiste n'est qu'une femme
voulant simplement
regarder jouer Ses enfants.

***

entre ce ravin ou se jette Son corps
et Ses mains sur cette herbe tendre
qui toujours s'offrent à la prise,

Moi assise là
Je regarde
simplement regarde,
abrutie
de tant d'heures déroulées sous les paupières
et me lasse

vos sourires me respirent

La plaine se veut dévastée
oh outrage à ma Vie!
à souvent ramper sous les barbelés,
si seulement subsistait encore ce clignement des yeux
qui fait paraître l'herbe bleue ; lorsque le désert mange

mes pensées ont dû s'égarer au tournant d'un rêve cynique..

Vous qui lisez ce poème
sans mot dire
allons voyez comme La Vie me hante


Je la craie et L'encre.

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