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20.07.2006

Plume d'@nge

De t'en et tant et plus
m'adosse contre le mur du temps
s'effrite
se lézarde
s'ecroule

je tombe!
peu importe,

chut'e à l'échancrure d'un nuage
en volutes de lai
m'assoupie coeur de pétales

une nuée d'oiseaux m'étirent du sommeil
je les mots dits
chantent en bulles

me glisse sous les ailes
m'envole
à mon île déserte

je tombe,
peu importe!

à flanc gorgé de soleil
les grains de sable du marchand
bercent aux nues mes cils

Et qu'importe

Et cette vague
qui verse et me déverse
me laissant à la dérive
de son courant
s'il m'importe...

ballotée par les flots
d'un vague à larmes
jamais épurées
d'une ~pantelance~
qui ne se pend plus
au ressac continue
et contre lequel je ne lutte plus
aux embruns qui me bruinent
mais qu'importe!

d'un sursaut,
je m'arrache de vos terres désolées
tapant du talon contre le sable
j'arrime à mon pauvre radeau
mes planches de salut
c'est pas l'enfant qui prend la mer
c'est la mère qui prend l'enfant...

écartez moi vos vaisseaux
vos galions et vos galères
laissez moi à mon rafiot
qu'où l'océan m'emporte
je puisse me couler,
quitte à chaque port
imprimer ma dérive
et qu'importe!

si l'encre racle le fond
la page s'empresse de boire
et s'imbibe à la trame
alors qu'importe!

j'en couperai la corde
le vent ne souffle plus
à la voile?...
j'y collerai ma bouche
jusqu'à dernier soupir
ferait du mât mon Capitaine
ah laissez moi!

d'un adieu à vos terres
à pleines poignées laisse couler
entre les doigts,
moi j'prend la mer
comme on prendrait un dernier verre
et qu'importe!

19.07.2006

En saisir l'al dente

A l'ambre de main
exhalent les cils

abord de falaise
debout au versant
le Vent du large engouffre les mèches

le regard plonge au bleu
coure vers les Hauteurs
ancre et noie l'océan
la Plénitude aile en soie

une mouette crie
un seul,
bref et rauque

les frissons perlent l'ébauche
au velours de la peau
là d'un pan de solitude
écartelé par l'Amour

en saisir l'al dente

pluie d'argent
goutte sur la tête

soupirs d'ange
dans l'Attente
ciselée dor fin

18.07.2006

Moi Elle et Je

Dans le ventre de l'univers ; où Je glisse parmi vous
ma matrice halète vers l'étincelle de vie,
ensevelie sous mes entrailles qui rongent,
vos frôlements sont de soie

un passage Je me fraye ; en lignes et en courbes
l'arrache de mes flancs ; ne crie même pas le soupir
vos plumes elles m'effleurent

vers la citadelle endormie ; Elle gémit en vestige poussiéreux
à pont levis grand ouvert ; gronde cependant sourdement
tel une Louve à la truffe humide d'inquiétude

entre la forêt dense profonde ; territoire infranchissable à vos regards
et l'immense plaine dévastée à parcourir sans pair ni île
mon sang quoi!
cogne mon coeur
boum boum boum

l'hésitation s'installe
vos mots me bercent,
,,,
,,
,
J'voulais franchir les océans
gravir les fosses apeurées ; boire l'écume des vagues sous-jacentes

j'voulais des ailes
pour mes yeux papillons
et qu'Elle en moi Je me lève.

***

mon fil de Dédale se tend ; et vrille à se rompre
au bord de me corrompre ; Je le tire, sans les pieds au sol, verticalement
mais la foule me dit funambule.

les clameurs montent
d'applaudissements exaspérants
ils en oublient que L'artiste n'est qu'une femme
voulant simplement
regarder jouer Ses enfants.

***

entre ce ravin ou se jette Son corps
et Ses mains sur cette herbe tendre
qui toujours s'offrent à la prise,

Moi assise là
Je regarde
simplement regarde,
abrutie
de tant d'heures déroulées sous les paupières
et me lasse

vos sourires me respirent

La plaine se veut dévastée
oh outrage à ma Vie!
à souvent ramper sous les barbelés,
si seulement subsistait encore ce clignement des yeux
qui fait paraître l'herbe bleue ; lorsque le désert mange

mes pensées ont dû s'égarer au tournant d'un rêve cynique..

Vous qui lisez ce poème
sans mot dire
allons voyez comme La Vie me hante


Je la craie et L'encre.

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