03.08.2006
Défilement
D'un geste
je cueille les saisons
long ruban qui se tend se tord s'ondule
et s'entortille autour de mon poignet
Pic vert
Cliché en nu et blanc
le silence y grelotte
l'on entend sa chute molle
transpercée par leurs gorges rauques
à eux posés sur les noyers
à flanc de coteaux
Eau tonne
L'arborescence se dénude pudiquement
les chemins craquent sous les pas
l'or se répand à chaque coup de vent
se teint blafard
pour féconder le goût d'un né-nouveau
deux saisons plus loin
Etai
Les arômes fraises et framboises salivent
les fontaines attrappent les pieds nus
les papillons rient des carcasses chenilles
s'élèvent haut dans l'azur
et expirent demain
d'un battement d'ailes coloré
Peint temps
Les branches enfantent leurs bourgeons
engloutissent les dépouilles
l'aube mange sur la nuit
les vieux parlent de la moisson
au crépuscule qui s'attarde sous leurs perrons
Le ruban couvre les yeux
suce la sève de la vie
puis crève en bulles
aux commissures des baillons
Cheminement
Défilement
10:05 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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