21.08.2006
Il n'est pas si triste l'artiste!
Sous un figuier déposé dans ses langes
Il se laisse engourdir par la somnolence
Et déambule dans ses rêves
La tête calée sur l'herbe tendre
Les temps eux rampent le long des rives
traversant les saisons qui défilent
Soudain lors d'un de ses songes
Aux pépiements des moineaux
Il capture la lueur jaillissant entre les feuilles
Et,
D'un élan harmonique leur sève se mit à couler
Ensemble ils grandirent et grandirent
Jusqu'à se hisser au faîte de l'Aube
Les berges se parent d'ambre et brume
les étés s'y tassent les uns contre les autres
Aux prémices l'artiste ouvrit ses yeux béat
Puis comme un soupir, La Vie le prend
Là, sous les branches en fleurs
L'entrelace de paillettes d'argent
Celles-ci s'éparpillent et courent sur sa peau
Qui vibre de mille frissons
Son creux résonne tel le coeur des percussions
Son regard ébloui
Lorsqu'il franchi les frontières de l'infini
Son âme s'arquant et ciel l'enlise
Au Bleu!
D'un Azur à l'Outremer
Oui il nait pas si triste l'artiste!
19:45 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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