17.08.2006

La chemise bleue

J'ai un souffle au corps qui m'élève tourbillon
et me floconne en écume,

je m'alanguis à l'aire d'un nuage
le soleil en rais m'y cristallise sucre d'or
et m'éparpille en confettis framboise,

je bois l'ivresse à mon enceinte
me revêt nue quand soudain
l'azur me recouvre et me drape soie
s'évaporent les superflus,

je m'imagine orpheline d'une autre vie et
la chaleur immobile m'engourdie à la nacelle,

et même si l'amour m'est trop grand
ou que vibrent de moins en moins fort
des envies d'encore
alourdies de pans flottants

J'étend la chemise bleue en voile puis,

là où la lumière s'absorbe et s'égare
je retiens l'étincelle au creux de ma paume,

réfléchit au concave de mes prunelles
elle châtoie et danse en flamme
et toile à moi.

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