22.08.2006
Sur un fil
ces jadis où les minutes jamais ne se lassent
de tous les embruns des soirs de brume,
elles se glonflent de ce vent furieux de croire
des voiles que l’attente immobile grignote
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21.08.2006
Il n'est pas si triste l'artiste!
Sous un figuier déposé dans ses langes
Il se laisse engourdir par la somnolence
Et déambule dans ses rêves
La tête calée sur l'herbe tendre
Les temps eux rampent le long des rives
traversant les saisons qui défilent
Soudain lors d'un de ses songes
Aux pépiements des moineaux
Il capture la lueur jaillissant entre les feuilles
Et,
D'un élan harmonique leur sève se mit à couler
Ensemble ils grandirent et grandirent
Jusqu'à se hisser au faîte de l'Aube
Les berges se parent d'ambre et brume
les étés s'y tassent les uns contre les autres
Aux prémices l'artiste ouvrit ses yeux béat
Puis comme un soupir, La Vie le prend
Là, sous les branches en fleurs
L'entrelace de paillettes d'argent
Celles-ci s'éparpillent et courent sur sa peau
Qui vibre de mille frissons
Son creux résonne tel le coeur des percussions
Son regard ébloui
Lorsqu'il franchi les frontières de l'infini
Son âme s'arquant et ciel l'enlise
Au Bleu!
D'un Azur à l'Outremer
Oui il nait pas si triste l'artiste!
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20.08.2006
Etincelles
Eteint celle
Là où les étoiles endorment la lune
Je gonfle la voile vers les dunes
Sans désespoir ni amertume
A l'art et sans titre posthume
Sous tous les vents je broie mes gestes
Fixe mon mouvement en zestes
L'orange est bleue
D'un Je étrange
Sans désespoir ni amertume
A l'art et sans titre posthume
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17.08.2006
La chemise bleue
J'ai un souffle au corps qui m'élève tourbillon
et me floconne en écume,
je m'alanguis à l'aire d'un nuage
le soleil en rais m'y cristallise sucre d'or
et m'éparpille en confettis framboise,
je bois l'ivresse à mon enceinte
me revêt nue quand soudain
l'azur me recouvre et me drape soie
s'évaporent les superflus,
je m'imagine orpheline d'une autre vie et
la chaleur immobile m'engourdie à la nacelle,
et même si l'amour m'est trop grand
ou que vibrent de moins en moins fort
des envies d'encore
alourdies de pans flottants
J'étend la chemise bleue en voile puis,
là où la lumière s'absorbe et s'égare
je retiens l'étincelle au creux de ma paume,
réfléchit au concave de mes prunelles
elle châtoie et danse en flamme
et toile à moi.
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14.08.2006
Le coin du monde lui regarde de ses prunelles d'acier
De ce délice coulant à la commissure de mes lèvres sous un angle presque parfait
Allongée sous un ciel nouveau, j'ose accorder du champ à La tentation qui me hante
Ma bouche collée contre la paume de Sa main, j'en goûte la salive qui a pris le sel de Son au céans
Mon regard se fond aux épis brûlant qui caressent l'aube de mon ventre là où je couche l'éblouissance des rayons
Toi soleil obscurcis toi!
J'abaisse les lamelles des stores vénitiens et joue, joue la blondeur tout le long de la berme, ricoche à chaque coin
Le champ de blé se soulève sous les échos et murmure à mon oreille cette Envie que j'esquisse dans la courbe de ce nuage
Lui s'évapore en volutes gommant les grands éclats bleus d'un barbouillage délicat et concentré puis explose et
Tombent des confettis blancs, de cet Immaculé sous lequel tous les horizons s'assombrissent, clarté et silence ouatés
Toi lune lève toi!
Je me redresse au son d'un chant lointain et marche de cette façon où les pas se posent sans empreinte aucune
Le sable garde ses grains bien serrés sous la plante et glisse, glisse telle une arabesque ensorcellante que je camoufle
Et,
Le coin du Monde lui regarde de ses prunelles d'acier, à Son reflet peut se voir l'oasis qui n'est plus un mirage
Tu m'enjoins peut-être "détourne ton iris" mais si cette Attente est la seule plénitude qui puisse me seoir?
Toi temps suspends toi!
D'un geste familier mais long où court je ne sais, je retiens l'autan et ne laisse aucune mèche de mes cheveux l'effleurer
Je mélange chaque cellule du puzzle face retournée, et pioche sans hasard, enterre le reste à côté du puit sans fond
Toi je te repousse doucement sur le monticule qui te préservera sans peur ni pleurs car c'est l'Etend qui s'égoutte
Puis de l'index je fais tourner les éléments à l'inverse d'une toupie, en équilibre je suis là, allons souris, vois je me grise
Car,
J'accroche ma prise aux ailes de Son Pan
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03.08.2006
Cheminement
cheminant d'un pas clair et léger
dans les cheveux le vent se met à onduler
comme une empreinte au temps qui s’égrène doucement
dans un lent mouvement oscillant
les heures qui coulent dessinent un chemin
comme une feuille éolienne qui vole vers demain
avançant le regard fixé devant
de bribes de joie se ravissant
les appels aux oreilles deviennent des chansons
emportés par une brise au travers les saisons
tempo cadence à tous les pans
comme si le jour durait éternellement
10:05 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Défilement
D'un geste
je cueille les saisons
long ruban qui se tend se tord s'ondule
et s'entortille autour de mon poignet
Pic vert
Cliché en nu et blanc
le silence y grelotte
l'on entend sa chute molle
transpercée par leurs gorges rauques
à eux posés sur les noyers
à flanc de coteaux
Eau tonne
L'arborescence se dénude pudiquement
les chemins craquent sous les pas
l'or se répand à chaque coup de vent
se teint blafard
pour féconder le goût d'un né-nouveau
deux saisons plus loin
Etai
Les arômes fraises et framboises salivent
les fontaines attrappent les pieds nus
les papillons rient des carcasses chenilles
s'élèvent haut dans l'azur
et expirent demain
d'un battement d'ailes coloré
Peint temps
Les branches enfantent leurs bourgeons
engloutissent les dépouilles
l'aube mange sur la nuit
les vieux parlent de la moisson
au crépuscule qui s'attarde sous leurs perrons
Le ruban couvre les yeux
suce la sève de la vie
puis crève en bulles
aux commissures des baillons
Cheminement
Défilement
10:05 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.08.2006
Pour virer de bord
et j'ai dormi et j'ai bu mes vers
et le mors dit ce que j'ai vu
puis j'ai mots dit les rives
pour virer de bord
j'ai bu mes rêves
et vomi ma vie
enfin j'ai redormi et j'ai vu mes rêves
et j'ai maudit pour une trêve
verte, en dix mots seulement
puis j'ai bu ma vie
d'or mes vers
alors je me lève
mon lit défait
délie mes rêves
tire le pan
et mon vers a bu
mais point désabusé
dit le mort à cale qui croupit
bancal et dévasté
mais d'escale prolongée
et j'ai dormi et j'ai bu mes vers
sur un banc j'ai marché
et j'ai songé
au vaste assiégé
en rupture de ban
ah j'ai dormi et j'ai bu mes vers
et me suis éveillée
sur un divan de plume
m'y suis attardée
oubliée
oubliant
oublieuse
22:00 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.08.2006
Et pourtant..
qu'y a-t-il de plus
que regarder un aigle planer en courants descendants?
je me suis assise et j'ai attendu
qu'y a-t-il de plus
que le voir dans la vaste prairie sans plus battre des ailes?
des flocons commençaient à voleter
qu'y a-t-il de plus
que d'assister à son ascension les pennes brisées sur la haute falaise?
déjà la neige recouvrait les traces
qu'y a-t-il de plus que d'entendre l'écho de son cri vers l'océan s'écumant les lèvres?
les nuages lourd descendaient
et pourtant il y a plus...
08:00 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

