05.06.2007
Une frange ébène
Il chevauche les mots
Drôle de monture de l'être
Où le vers règne et avale
Les contrées sauvages
Et vomit plaines désertiques
Sans cesse il est cri
Mué en une longue dépouille.
S'alignent sillons à l'infini
D'un champ de terre meuble
Frôlant un grand ciel gris
Qui se retient d'un haut le coeur
Ecrivant sur des morceaux d'ardoises
Qui lentement s'effritent
Son bras se mure en un geste blanc
Vers une fenaison qui recule à grands pas
Il mène un combat insolite dans le rouge feu
Du soleil qui enveloppe de ses rais
Son air conquérant.
Conspirateur en ses lieux désolés et vastes
Un cercle au fusain. Erige
Une tour de verre
Que le cri de l'aigle ne brise
Un monde inventé de couleurs
Qui jamais ne touche la cîme des arbres
Ni lumine le coeur d'une femme
Il pleure dans ses mains en coupoles
Je regarde sa bouche, ses yeux, ses mains, longuement et profondément.
je ne veux pas oublier lorsque ne subsistera que la mémoire vers laquelle je me retourne.
Contre mon dos pleut
De grandes larmes sèches
Où se noie son sourire
Arc-en-ciel
Flaque irisée
Où sautille un enfant
à l'iris bordé d'or sous une frange ébène
21:09 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


Ecrire un commentaire