09.02.2006
Le voyageur : le jour des ondées
Parfois je descend du train de la vie qui m'anime
Abrutie j'égrène les heures arrachées de ce naguère
Rugissant d'un trop plein que tu m'as offert
Fouillant mes mains qui crient famine
Oui vois tu je chemine dans ton désert
Imbue de tes dunes et le vent lui t'envole en pollen
Souviens toi hier!
Je me retrouve sur les quais de nos partages des jours lointains
Envahie d'un manque qui lui n'expire point
Des lambeaux de nos moments gémissent encore
Explique moi ce goût d'alors
Souffle souffle sur moi juste une fois
Caresse la bulle de nos mots et de nos rires
Etire mes yeux jusqu'à ta bouche qui me contait de si belles choses
Ne voulant imaginer ce pire
Disparu ce temps là reste mon âme ecchymose
Désemparée sur la berge je laisse le fil se tendre se rompre et je tâtonne
Ulysse prend la mer Eole le souffle vers son horizon et une fugue il entonne
Tu as fait s'envoler toutes les oies sauvages
Regarde! J'ai encore la goutte de vie que tu m'as légué et je danse
Admire moi comme sur le fil de la vie sans filet je me balance
Illustre mes yeux de tous nos pas sages
Nu tu es au creux du vallon versant ouest sans âge
Démunie de nos heures que tu as enfoui ici bas
Endormie parfois j'y pense et j'oublie pas
Lié à toi au delà de ce jour maudit
Antinomie qui toujours en moi fond et frémit
Vois comme je suis
Immobile
Evanescente
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08.02.2006
Le voyageur : armure
En ce t'en là il y avait de la neige et du froid
Mais toi, toi tu ne les sentirais pas
Point des éléments non plus que naissait ma morsure
Il y avait de la neige du froid et cette étendue là
J'ai beau scruter je ne t'appercevais pas
Lui mon coeur se couvrait d'engelures
Mon corps se blindera de ton art mur
Non le froid ne m'envahirait pas
Mais temps va pas
Et j'y pense
Et j'oublie pas...
20 janvier 2003
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04.02.2006
le voyageur : les Rois du monde
si j'en parlais... ...
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Le voyageur : un café s'il vous plait
S'il vous plait un autre café...!
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02.02.2006
Un voyageur
Au bord d'une prochaine nuit
Tout sera bientôt fini
Un poète que même les mots ont fui
Dans ma mémoire
Pour cet instant il fera noir
Et puis promis je redémarre
Janvier, 3 ans déjà et pourtant ce soir encore
Tu me fais le coup du goût de l'endors
J'ai lu tes yeux une semaine avant
Puits sans fond vers l'agonie
Tu m'as noyé de ton regard d'enfant
D'une absolue pudeur du tant...
Nos mains nos âmes avidement se dessinant
Entrelacés une tristesse et un bonheur infini
Puis des remous des marées
Vagues allant et venant
Léchant mes pieds avec déjà un goût salé
Rampant déjà l'étendue du néant
Tu ne pouvais plus attendre
Je ne pourrais te juger
Dans ta solitude ce jour d'hiver
Le fil de ton souffle tu as suspendu
Seul cette porte inaccessible tu as franchi
Et seule j'ai bu ma coupe de ta fuite non-affranchie
Quelle connerie parfois la vie
Quelquefois encore je me retrouve sur les quais de cette gare
Où tu pris ton train aller simple pour ton départ
Et j'attend j'attend une réponse qui ne vient pas
J'arpente et j'y ai un froid de glace
Ciel que l'égare m'angoisse
Laissant un mot
Signant d'un "à dieu"
Comme un chanteur malheureux
Je devrais moi te dire ce simple mot
Adieu
Et pourtant pourtant
Après ces poussières de jours
Tu me manques
3 ans déjà...
Toutes les sortes de départs me pleurent à l'intérieur
Mais pourtant j'ai acquis de par cette douloureuse expérience
Paradoxalement des peurs et de la confiance
Du spleen et de l'endurance
Volètent en moi des papillons de nuit
Vibre lypémanie
Mais aussi depuis ce jour se déploie un aigle en mon creux
Son cri rauque m'abonde en bleu
Aujourd'hui lorsqu'à toi je pense
Ma lande enfin reçoit la pluie qui m'ensemence
J'ouvre ma main et laisse glisser la tienne
Toi au royaumes des endormis
Moi foulant une terre d'en vie
Au revoir mon ami au revoir
J'y pense encore ce soir
Mais demain j'oublie
J'ouvre ta main et ôte la mienne
Je lappe ce qui en moi est inscrit
Que demain sera un jour traçant l'infini
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