18.11.2007
Lucarne
Comme un premier pas de hasard
Vers le renflement d'une courbe
Un pas vers lequel le temps s'incline
Du sable naît une dune
De la lumière se tasse
Une lente chute de flocons
La pupille absorbe la clarté
**
*
Pupille
Un cercle au centre
Diffus
L'ombre plie la lueur
Chute
Le silence blanc
Absorbe
Les dernières traces de brumes
13:50 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.11.2007
Là-bas
Des terres calcinées, brulées, en cendre. Je fuyais las, lofant
Au vent, au large, j’allais ! Hors des souffles attisants, le visage noirci
J’allais étirant la drisse, l’écoute pour mieux les marées descendre
Sur l’Arbre Sacrifié j’allais. Bravant les ourlets vagues là-bas voir si...
10:15 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2007
Nous n'irons plus au bois
Nous étions
Un fil pendu sur un arbre à soie
Où la douce venue du printemps
Une statue d'écailles érigea
Un baillon sur la bouche de l'ouragan
Nous n'irons plus au bois
Car le loup n'y est pas
20:40 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.07.2007
L'aire du temps
C'est ainsi que tu t'habilles ce matin ?
Manteau de pluie et peau chagrin
Sur quoi pleures tu dis moi
L'ennuie me gagne !
Trop de rides et de nuits sans fin ?
Sur leurs plaisirs finalement vains
Où ils renient que tu ne finiras pas
Moi j'aime ton coeur cocagne !
Je te bouscule et tu t'étires
Je t'offre une bulle pour un sourire
Tu te pares d'un rai timide et discret
Et enfin voilà tu me chuchotes l'éternité !
Oh temps fais pas la grimace
Quand bien même tout te lasse
Lorsque ton petit jour m'éveille
J'ai l'âme qui s'ensolleille
16:37 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Et pluie ...
Dans la ruelle survint l'averse,
Drue.
Envolée soudaine ! Les uns courent les autres aussi ...
Il pleut toujours !
Le déplacement en certaines circonstances est donc vain.
Il plut aux nuages, de s'épancher
Ploc .. ploc .. ploc .. sur la course folle,
Radieux !
16:36 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.06.2007
Une frange ébène
Il chevauche les mots
Drôle de monture de l'être
Où le vers règne et avale
Les contrées sauvages
Et vomit plaines désertiques
Sans cesse il est cri
Mué en une longue dépouille.
S'alignent sillons à l'infini
D'un champ de terre meuble
Frôlant un grand ciel gris
Qui se retient d'un haut le coeur
Ecrivant sur des morceaux d'ardoises
Qui lentement s'effritent
Son bras se mure en un geste blanc
Vers une fenaison qui recule à grands pas
Il mène un combat insolite dans le rouge feu
Du soleil qui enveloppe de ses rais
Son air conquérant.
Conspirateur en ses lieux désolés et vastes
Un cercle au fusain. Erige
Une tour de verre
Que le cri de l'aigle ne brise
Un monde inventé de couleurs
Qui jamais ne touche la cîme des arbres
Ni lumine le coeur d'une femme
Il pleure dans ses mains en coupoles
Je regarde sa bouche, ses yeux, ses mains, longuement et profondément.
je ne veux pas oublier lorsque ne subsistera que la mémoire vers laquelle je me retourne.
Contre mon dos pleut
De grandes larmes sèches
Où se noie son sourire
Arc-en-ciel
Flaque irisée
Où sautille un enfant
à l'iris bordé d'or sous une frange ébène
21:09 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.06.2007
Leurre
L'un noirci ses cahiers à spirales de je de mots et comble ses étagères
L'autre s'évertue à rêver pour ne pas oublier ses jeux d'enfants
Ils enchainent des dialogues à rompre les distances
" Je fais et je défais mes lacets, et ainsi plusieurs fois par jour pour ne jamais oublier le geste qui me plie au sol
- Mes chaussures noires me lassent toujours bien cirées, un vernis impeccable où se reflète tout
- Le dimanche je joue au petit soldat mort, je lustre son image et n'hésite pas à sacrifier une brassée de fleurs pour son oubli
- Le septième jour à 10h le carrelage de la salle de bains ranime mes pieds puis le miroir me met en joue "
Ils rincent leurs idées sous les pluies battantes. Aucun besoin de les essorer
Leurs propos sont du vent qui anime leurs visages
Et ce n'est pas le soleil qui les séchera, ils ne parlent qu'aux portes du désert tapis dans leur ombre
Des grains ils firent une plage. Un château. Une dune.
La nuit tombe et se brise.
18:12 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2006
Chut
Etrange temps où des nuages s'attachent à nos traces
Prenant prise au marchepied
Effrontés et pugnaces.
L'orage gronde, menace
En trombe, rieurs,
Voilà qu'ils s'échappent..
20:41 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2006
Escalade mes pieds nus qui s'offrent gondoles
Sonnet
Ce caniveau qui erre le long de l'asphalte
Doux rêveur balade ses rêves vagabonds
Quand soudain le ventre des nuages se rompt
Il ouvre sa bouche goulue à cette halte
Boit à satiété et s'enivre la rigole
Eclaboussée saisie pour un sage délit
Je glisse au torrent tumultueux qui surpris
Escalade mes pieds nus qui s'offrent gondole
Nous naviguons dans cet étrange souterrain
Où des poissons clowns s'accrochent à nous riant
Notre vaisseau d'un reflet arc-en-ciel se teint
Et surgit sous nos yeux ébahis l'océan
La voûte se brise et nous plongeons à son bleu
Hurlant de joie dans ce bain de sel délicieux
23:00 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.10.2006
Dix minutes...
Si seulement je pouvais me lasser
Sans éventuellement m'enlacer
Au fil invisible de mes élans.
Que je laisse aller libres mes lacets
Lorsqu'ils se dénouent si facilement.
Secrètement m'isoler et lisant
Lignes de livres à l'envers à l'endroit
Si, facilement j'allais m'enlacer
Sur le seuil d'un souhait artificiel
Un soupir silencieux m'éveillerait.
10:25 Publié dans poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

